La fange qui pue
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Je vois un champ noyé dans l’ombre; l’on devine
Les contours imprécis d’un paysage mort.
Des grincements, des frôlements flottent dans l’herbe.
Sortant d’un grouillement ignoble et venimeux,
Droit, tendu vers le Ciel, un personnage imberbe
Cherche à se dégager de cet amas hideux.
Du ciel bas et ouvert, par un trou de la nue
Un pied descend immense, insensible, glacé.
Inéluctable, il repousse, jamais lassé,
L’héroïque lutteur dans la fange qui pue.
Soudain tout s’illumine et je le reconnais:
C’est l’homme, le pauvre: Il n’en sortira jamais.
